Articles tagués internet

Le UBB et les limites de téléchargement: Une entrave à la neutralité du net

Alors que le CRTC doit réévaluer sa décision sur la facturation d’Internet à l’utilisation, on semble oublier les vrais raisons pour laquelle les grands fournisseurs veulent forcer l’application de limites de téléchargement. Au nom de la neutralité du net, je crois essentiel de faire la lumière là-dessus.

Les compagnies de télécommunication, qui fournissent l’accès Internet, nous disent qu’ils veulent désengorger leurs réseaux, que la bande passante utilisée coute chère. Par contre, plusieurs experts s’entendent pour dire que ça ne coute que quelques sous par GB de données (bien loin des 5$ et plus que les fournisseurs facturent actuellement).

Beaucoup de gens affirment que les compagnies ont simplement trouvé un moyen de s’en mettre plein les poches, mais je crois que c’est faux! En fait, je crois simplement que les fournisseurs essaient simplement de garder leurs acquis.

Avec les années, de plus en plus d’appareil et de services utilisent Internet pour nous divertir et nous aider:

  • Netflix Canada: Permet de visionner des films et émissions de télévision en streaming, à volonté, pour 8 $ par mois.
  • Tou.TV: Site qui permet de visionner un panoplie d’émission de SRC, ARTV et autres en ligne. Également disponible sur iPhone et iPad.
  • Carbonite: Solution de sauvegarde de données sur le nuage. Nos données sont encryptées et sauvegarder hors-site à bas prix.
  • RokuBox: Appareil permettant de visionner des vidéos sur une télé, à partir d’un ordinateur, d’internet, de YouTube, de Revision3, ou d’autres sources en ligne.
  • AppleTV: Semblable à Roku, permet de streamer le contenu de son iTunes sur sa télé.
  • Téléviseurs branchés: Certains modèles de télévisions permettent de se connecter à internet et de visionner des vidéos à partir d’internet.
  • Jeux vidéos en ligne: XBOX 360, PS3 et Wii sont tous munis de fonctionnalité de jeu en ligne. Ils peuvent également faire jouer des vidéos de plusieurs sources.
  • BitTorrent: Permet le partage de gros fichiers. Souvent utiliser pour fin de piratage, mais ça inclut des films et séries télévisées.

Tous ces services utilisent de la bande passante, et les limites actuelles sont insuffisantes pour faire fonctionner ces services. La seule conclusion que je peux obtenir, c’est que les fournisseurs d’accès internet utilisent les quotas de téléchargement pour décourager leurs abonnés à utiliser ces services. Et pourquoi? Tout simplement parce que ces services viennent en conflit avec d’autres intérêts qui leurs appartiennent.

Pour prouver mon point, j’ai fait ce petit graphique :

Tableau représentants 3 grands fournisseurs d

Dans ce tableau, vous retrouvez 3 des grands fournisseurs d’accès internet. On y voit aussi les autres propriétés de chaque compagnie, incluant non seulement des services de télé numérique par câble ou satellite, mais également un nombre impressionnant de stations de télévision, qui risque de voir fondre leur profit à mesure que les gens vont les délaisser pour n’utiliser que les Netflix et autres Tou.TV.

Besoin de plus de preuves? Suite à l’annonce de Netflix Canada, Rogers a baissé ses limites de téléchargement. Les fournisseurs savent ce qui se passe, et sont extrêmement nerveux. Et, à l’image du RIAA, on choisit d’ignorer le vent de changement qui souffle sur l’industrie du divertissement, et on protège ce qu’on a à tout prix. On empêche ses abonnés de faire les choses différemment, alors que le reste du monde est passé au 21ème siècle. Pire encore, on ne se contente pas d’empêcher ses propres abonnés, on veut forcer les autres fournisseurs plus petits, qui n’ont aucun autre intérêt, à faire de même.

C’est une entrave grave à l’esprit même la neutralité du net. On empêche les gens de consommer l’Internet comme bon leur semble, pour protéger ses propres intérêts. Dans n’importe quel sphère de la société, ça s’appelle un conflit d’intérêt. Pourquoi est-ce que le CRTC juge que c’est correct lorsqu’on parle d’accès à internet?

Merci à OpenMedia.ca qui fait un travail colossal pour rivaliser avec les lobbyistes des grandes compagnies, et je vous invite à signer leur pétition, si ce n’est pas déjà fait. Espérons qu’un jour, on pourra finalement utiliser Internet comme bon nous semble…

, , , , , , , , ,

Poster un commentaire

Crise en Égypte : L’impact d’Internet

Depuis plus de deux semaines, le Moyen-Orient est en crise. Après la Tunisie et le Yemen, c’est maintenant l’Égypte, reconnu comme étant une des forces du monde arabe, qui explose litéralement sous les manifestations et les protestations, réclamant la démission du président actuel, Hosni Moubarak, qui a maintenu le pouvoir par la force depuis 30 ans.

Je ne me prétendrai pas chroniqueur international, je ne suis qu’un blogueur techno québécois. Mais comme mon épouse est d’origine égypsienne, je suis la situation de près.

On a beaucoup parlé de l’apport des médias sociaux comme Twitter et Facebook dans la soulèvement populaire de la Tunisie et de l’Égypte, et avec raison. Mais ce qui me frappe le plus dans tout ça, c’est l’impact qu’a Internet en général sur le peuple. Internet est tellement puissant que les dirigeants d’état en ont peur.

La preuve, c’est simplement de voir l’évolution de la crise d’un point de vue technologique. Lorsque les manifestations ont commencés, les autorités ont décidé de bloquer l’accès à Twitter et Facebook, en espérant empêcher tout organisation de manifestation que ce soit. Quand les gens ont réussi à contourner ce bloquage, en communiquant avec d’autres personnes à l’extérieur du pays pour faire passer leur message, Moubarak, dans un geste sans précédent, a décidé de tirer la plogue sur Internet, en espérant couper l’Égypte du reste du monde. La même raison pour laquelle il a arrêté aussi les communications cellulaires.

Ce fut, selon moi, un geste de panique. Un geste non réfléchi. Dans notre monde connecté d’aujourd’hui, on est beaucoup plus conscient de ce qui se passe dans le reste du monde, et le fait de se couper du reste de la planète ne fait qu’empirer les choses. Le monde entier sait maintenant que l’Égypte tente de se cacher, de faire oublier au reste de la planète ce qui se passe. Et même si, aujourd’hui, Internet semble être de retour au pays, le mal est déjà fait!

Moubarak s’est tiré dans le pied, puisque non seulement il vient de montrer à la planète qu’il a perdu le contrôle, mais en plus le flot d’information n’a pas été arrêté. Plusieurs personnes envoient leurs tweets par téléphone à d’autres personnes, et de plus, Google vient de lancer un service où les Égyptiens peuvent laisser un message vocal qui sera converti en tweet.

Et pour prouver encore plus le pouvoir d’Internet, la Chine, un pays expert à la censure d’information de tout acabit, a bloqué toute recherche internet du mot Égypte. Question, j’imagine, de ne pas donner d’idée à ses habitants.

On débat présentement à savoir si les réseaux sociaux ont amené le soulèvement populaire de Tunisie et d’Égypte. À mon avis, c’est plutôt le ras-le-bol des habitants qui a mené à ce qu’on voit depuis 2 semaines. Les réseaux sociaux, de leur côté, ont permit au soulèvement de durer aussi longtemps, et ce, malgré les efforts des gouvernements pour les faire taire.

Courage, Égyptiens et Égyptiennes!

, , , , ,

Poster un commentaire

Fin des forfaits internet illimités – Le CRTC manque le bateau

Lorsque le CRTC rend une décision, il ne faut habituellement pas s’attendre à du bon sens. Et il ne fait pas exception à la règle dans sa dernière décision.

En gros, ce que ça signifie, c’est que les forfaits d’accès à Internet devront avoir un quota de téléchargement à compter du 1er mars. Une compagnie comme TekSavvy, la seule qui offrait encore un accès internet illimité, devra donc facturer ses utilisateurs pour l’utilisation au-delà du seuil de téléchargement. TekSavvy offrira une limite de 60 Go au Québec.

C’est une décision des plus ridicules. Les Canadiens sont ceux qui paient le plus cher leur accès à Internet, et en plus, on limite ce qu’ils peuvent télécharger. Le CRTC agit d’une manière totalement arriérée, en restreignant la quantité de contenu qu’on peut avoir, à l’ère où le streaming est en pleine expansion, et où des services comme Netflix ou AppleTV sont de plus en plus présents. Un abonnement de 8 $ par mois à Netflix pourrait facilement en coûter le double en bande passante excédentaire. Et c’est sans compter les services comme Skype et le jeu en ligne.

La seule raison que je peux voir dans tout ça, c’est que le CRTC a eu de la pression des fournisseurs comme Bell, Telus, Rogers et Vidéotron, afin qu’il puisse continuer de charger des prix de fou sans que les usagers aient d’alternatives illimitées. Les fournisseurs savent très bien que les besoins de bande passante augmentent sans cesse, et veulent tirer le plus d’argent possible de cette situation.

Le Canada est un des pays les plus arriérés en termes d’accès à Internet, et cette décision ne fait qu’empirer les choses.

, , , ,

Poster un commentaire