Crise en Égypte : L’impact d’Internet

Depuis plus de deux semaines, le Moyen-Orient est en crise. Après la Tunisie et le Yemen, c’est maintenant l’Égypte, reconnu comme étant une des forces du monde arabe, qui explose litéralement sous les manifestations et les protestations, réclamant la démission du président actuel, Hosni Moubarak, qui a maintenu le pouvoir par la force depuis 30 ans.

Je ne me prétendrai pas chroniqueur international, je ne suis qu’un blogueur techno québécois. Mais comme mon épouse est d’origine égypsienne, je suis la situation de près.

On a beaucoup parlé de l’apport des médias sociaux comme Twitter et Facebook dans la soulèvement populaire de la Tunisie et de l’Égypte, et avec raison. Mais ce qui me frappe le plus dans tout ça, c’est l’impact qu’a Internet en général sur le peuple. Internet est tellement puissant que les dirigeants d’état en ont peur.

La preuve, c’est simplement de voir l’évolution de la crise d’un point de vue technologique. Lorsque les manifestations ont commencés, les autorités ont décidé de bloquer l’accès à Twitter et Facebook, en espérant empêcher tout organisation de manifestation que ce soit. Quand les gens ont réussi à contourner ce bloquage, en communiquant avec d’autres personnes à l’extérieur du pays pour faire passer leur message, Moubarak, dans un geste sans précédent, a décidé de tirer la plogue sur Internet, en espérant couper l’Égypte du reste du monde. La même raison pour laquelle il a arrêté aussi les communications cellulaires.

Ce fut, selon moi, un geste de panique. Un geste non réfléchi. Dans notre monde connecté d’aujourd’hui, on est beaucoup plus conscient de ce qui se passe dans le reste du monde, et le fait de se couper du reste de la planète ne fait qu’empirer les choses. Le monde entier sait maintenant que l’Égypte tente de se cacher, de faire oublier au reste de la planète ce qui se passe. Et même si, aujourd’hui, Internet semble être de retour au pays, le mal est déjà fait!

Moubarak s’est tiré dans le pied, puisque non seulement il vient de montrer à la planète qu’il a perdu le contrôle, mais en plus le flot d’information n’a pas été arrêté. Plusieurs personnes envoient leurs tweets par téléphone à d’autres personnes, et de plus, Google vient de lancer un service où les Égyptiens peuvent laisser un message vocal qui sera converti en tweet.

Et pour prouver encore plus le pouvoir d’Internet, la Chine, un pays expert à la censure d’information de tout acabit, a bloqué toute recherche internet du mot Égypte. Question, j’imagine, de ne pas donner d’idée à ses habitants.

On débat présentement à savoir si les réseaux sociaux ont amené le soulèvement populaire de Tunisie et d’Égypte. À mon avis, c’est plutôt le ras-le-bol des habitants qui a mené à ce qu’on voit depuis 2 semaines. Les réseaux sociaux, de leur côté, ont permit au soulèvement de durer aussi longtemps, et ce, malgré les efforts des gouvernements pour les faire taire.

Courage, Égyptiens et Égyptiennes!

Publicités

, , , , ,

  1. Poster un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :